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Je ne sais pas ce qui nous a pris, mais nous nous mettons d'accord pour quand-même faire les 800 kms qu'on avait prévu de faire en partant très tôt. Il fait terriblement froid et le temps est enneigé. Les camions font peur. En fait, ils font TRES peur. Mais encore, ça va à peu près bien sur les autobahns à une bonne vitesse jusqu'à ce que je me perde dans la traversée de Nuremburg et je sente que la fatigue s'installe. Ce n'est pas bon signe. On s'arrête de plus en plus souvent et on est pas mal fatigués tous les deux. Il est possible que ce ne soit pas très sage de pousser jusqu'au Deggendorf, mais j'ai réservé une chambre et je refuse de perdre les arrhes que j'ai versées.
Beaucoup, beaucoup plus tard, sur la A3 à Straubing, je perds Pascal dans mes rétroviseurs, Après avoir attendu à la sortie de Deggendorf pendant 45 minutes, comme j'ai trop froid pour attendre plus longtemps, je me rends à l'hôtel. Au moins il sait où il peut me contacter. Deggendorf est bien enneigée et je me sens en danger sur ma moto. Je trouve facilement l'hôtel (j'adore mon GPS!) et ils attendaient mon arrivée (plutôt la nôtre – mais pour le moment, il n'y a que moi). Bonté divine... il est où ?
A 11h30, le téléphone sonne. C'est Pascal. En fait, ce qui est arrivé, c'est que 8 kms avant la sortie, la neige et la glace se sont vraiment mis à tomber et tandis que moi, je suis passÉ en force, Pascal n'a pas pu et a fait une glissade pendant environ 200 mètres. Je ne comprendrai jamais comment il a évité de se trouver coincé en dessous d'un camion. Au bout d'un moment, sa glissade a pris fin – et après un moment encore un peu plus long, la Polizei s'est pointée; et ils ont arrangé les choses pour qu'un camion ramène Pascal à l'hôtel. Miraculeusement, Pascal n'avait aucune blessure. Sa moto a quelques rayures profondes (il aura besoin de remplacer le carénage – il doit rester un millimètre de métal) mais n'a perdu que le pare-brise. Heureusement, l'hôtel possède un parking souterrain et c'est là qu'ils ont fourré la moto qui est complètement grippée et fichue.
Pascal est complètement indemne. Il n'est ni secoué ni choqué. En dépit du fait qu'il est une heure du matin, il a faim (comme je ne cesse de répéter, il est français). Alors nous voilà partis chercher un café encore ouvert . . . et il en trouve un! Mais comment ils font, ces français?
Il semblerait que la meilleure solution soit que Pascal amène sa moto dans un garage et qu'il rentre en train . . . et que moi, je rentre chez moi dès que possible. J'ai bien eu ma dose d'aventure. Mais pour l'instant, c'est un lit d'hôtel bien confortable qui m'intéresse en pensant au bon petit déjeuner bien chaud qui suivra le lendemain matin, suivi de mon retour à la maison, je suppose.
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William Parker ZELTUS |
Amended:- 25 août 2005 Review:- (whenever) |
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